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Saint Brévin vers 1900
Saint Brevin s'écrit maintenant sans accent mais nous avons gardé l'ancienne orthographe volontairement...
    Quel aspect présente Saint-Brévin en ce début de siècle ?
 
    Le plan cadastral, dressé en 1810, nous montre que de Mindin à la Roussellerie, limite sud de la commune, les dunes s'étendent, de la rive vers l'est, sur une largeur moyenne de 800 mètres, à l'exception du bourg et de l'échine rocheuse du Pointeau.
    Un réseau tortueux de chemins, mal entretenus, dessert cinquante villages dont les plus importants sont la Grand'Ville, la Prinais, la Lande et le Fief.
    Une quarantaine de maisons sont groupées près de l'église, qui se trouve à 300 mètres de la mer. Une palissade de bois protège l'édifice religieux et le cimetière qui l'entoure, contre le mouvement des sables.
    L'auberge principale est sur la place, en face du presbytère. Dans la salle basse et sombre, quelques tables, des bancs et aussi un comptoir où l'on débite le sucre, la chandelle et autres denrées indispensables. C'est le seul commerce avec la modeste boulangerie du bourg ; en campagne, on cuit le pain au four de la ferme.
    Quelques artisans représentent les corps de métiers et trois tisserands fabriquent la serge et la toile nécessaires aux tailleurs d'habits.
La farine est fournie par plusieurs moulins à vent, tous aujourd'hui disparus. Pour le bâtiment, quelques carrières donnent la pierre de construction.
L'AGRICULTURE
    On cultive le blé sur 800 hectares environ. "Les froments de St-Brévin, note un spécialiste de l'époque, peuvent être rangés parmi les meilleurs que la France produit". Ce froment, principale production de la commune, est transporté par voie d'eau, de Baudon à Paimboeuf, où il sera acheminé vers le midi et, quelques décennies plus tard vers l'Angleterre. De vastes prairies se trouvent dans la partie nord et la partie sud de la commune. La vigne occupe 111 hectares, elle donne un vin qui n'est pas toujours de qualité. Les taillis, presque tous de chêne, représentent 13 hectares.


LA PECHE

    Quelques barques de pêcheurs sont stationnées à Mindin. Elles ravitaillent la commune, mais l'essentiel de la pêche est débarqué à St-Nazaire où la clientèle est plus nombreuse et plus aisée.
    La pêche à pied, des moules et des boucauds, est appréciée par les Brévinois. C'est une distraction et aussi une ressource non négligeable pour la table familiale.

    A la saison, de janvier à juin, les saumons foisonnent dans l'estuaire. Des filets sont tendus sur des pieux plantés perpendiculairement à la rive. Ils sont visités à chaque marée. Des querelles s'élèvent entre les habitants pour occuper les meilleurs emplacements. Les désordres sont tels que le district de Paimboeuf doit prendre un arrêté (25 Nivôse an VII - 15.1.1800) pour y mettre bon ordre. Notons que cette pêche se pratiquera jusqu'au début de la dernière guerre.

    Récemment des travaux de déroctage ont permis de faire sauter une arête rocheuse et d'agrandir la plage. Un chenal connu le nom de "Chenal Ruault" a été agrandi et aménagé pour permettre aux amateurs de planche à voile de pratiquer leur sport sans gêner les baigneurs.

    Beaucoup de personnes se sont dévouées pour le Syndicat des Plages (fondé en 1912). Parmi elles, il convient de citer M. PUYBARAUD, M. EMERY, M. MOINARD et M. RUAULT qui le dirigea avec beaucoup de compétence et de dévouement pendant plusieurs années.

LES COMMUNICATIONS
    On accède à St-Brévin par trois grands chemins, mal entretenus et souvent impraticables l'hiver :
- celui du bourg à Paimboeuf, par Corsept, qui passe par la Briordais et le Moulin Chevalier;
- celui du bourg à St Père-en-Retz, par la Basse-Lande et le Moulin de la Guerche;
- celui du bourg à St-Michel, par la Quatretais, les Etangs, qui franchit le Boivre par une arche de bois.
    Les transports lourds s'effectuent par voie d'eau sur des barges qui s'échouent dans l'étier de Baudon.

    Le chemin qui conduit à Baudon est inondé l'hiver depuis le pont de la Gilardière jusqu'à l'étier, du fait de "l'insouciance des propriétaires riverains qui négligent de curer leurs douves et fossés, portant ainsi, dit le conseil municipal en 1816, un grand préjudice à la commune en rendant impraticable pendant plusieurs mois de l'année le seul chemin qu'elle a pour l'embarquement de ses denrées".

    L'accès à St-Nazaire, n'est pas simple. Pour se rendre à Mindin, il faut emprunter le chemin de Baudon jusqu'à la Prinais et de là, prendre un sentier de sable qui mène au fort où s'élève un mât de pavillon.

    "Le voyageur, écrit-on à l'époque, fait de nombreux signaux pour qu'une barque vienne le chercher, ces signaux ne sont pas toujours aperçus et après avoir perdu quelques heures dans une vaine attente, le voyageur est obligé de monter jusqu'à Paimboeuf (où il existe un service régulier) c'est-à-dire parcourir 11 km alors que de Mindin à St Nazaire il n’avait que 2 km de traversée pour arriver au point où l'appelaient sa curiosité ou ses affaires".


USAGES ET TRADITIONS

    Laissons ici la plume à Chevas, publiciste nantais, qui écrivit les lignes suivantes, après plusieurs séjours à St-Brévin et dans l'arrondissement, au siècle dernier :

    "A St-Brévin, les hommes portent la veste sans basque ou gilet rond en étoffe bleue, brune ou grise. La blouse en toile remplace parfois cette partie de vêtement. On affectionne les couleurs foncées, la blanche étant réservée aux meuniers.
    On porte le chapeau de feutre ou de paille, sa haute forme est habituellement ornée d'un large velours.
    Le costume des femmes offre une plus grande variété. Elles portent la coëffe, à peu près carrée, sur laquelle elles en jettent une seconde, connue dans le pays sous le nom de câline. On peut facilement distinguer, à la simple vue de la coëffe, les dames de Pornic, de Bourgneuf, de St-Père-en-Retz, de celles de St-Brévin."

    Près de la Roussellerie, le beau menhir de Pierre Attelée, naguère surmonté d'une croix, était couronné de fleurs à chaque printemps. Cette charmante coutume a été célébrée par le poète régional joseph Rousse:
 

Des pêcheurs qui portaient leurs filets sur l'épaule
Descendaient vers la grève et j'allais avec eux,
Sur les landiers fleuris marchant d'un pas joyeux
Tout heureux de revoir la bruyère et les menthes
Et la brande si verte au bord des eaux dormantes.
En passant j'aperçus, couronnant un menhir
Des fleurs que le soleil commençait à flétrir.
C'étaient des iris bleus et des oeillets sauvages,,
Mêlés de tamarins cueillis sur les rivages
- "Qui donc a couronné de guirlandes de fleurs
Ce géant de granit?" - demandai-je aux pêcheurs.
L'un d'eux me répondit qu'à la saison nouvelle
Chaque année, on lui rend cet hommage fidèle.
Ensemble ils disaient tous : -"C'est un usage ancien,
Nos pères le faisaient" - Bretons, ils faisaient bien
Car c'était le passé que vénéraient nos pères
En ornant ce menhir, vieux géant des bruyères.


    Ajoutons qu'à la saison des jonquilles, les filles et les garçons dansaient de joyeuses rondes du menhir, qui avait la réputation de favoriser les unions heureuses.

    La quête de la "Gui l'an neuf" se pratiquait encore chez nous au siècle dernier. Elle existe toujours dans plusieurs paroisses du Pays du Retz. Survivance d'une vieille coutume celtique - les druides coupaient le gui, le distribuaient et recevaient l'offrande - la fête du gui sacré est devenue une quête au profit de la Fabrique Paroissiale.

    Dans les premiers jours de l'année, on voyait les marguilliers en charge, auxquels se joignaient quelques joyeux chanteurs, tous armés de longs bâtons garnis de rubans et de verdure, aller d'un village à l'autre demander pour le patron de la paroisse, du blé, un morceau tiré du charnier, des volailles, de bonnes bouteilles, tout ce qu'on voulait bien leur donner.

    La quête commençait par des chansons et se terminait invariablement au cellier.

    C'était de dures journées pour les marguilliers. Le produit de cette quête était dispersé aux enchères, le deuxième dimanche de janvier, au cours d'une vente joyeuse et animée.

    Comme la "Gui l'an neuf", la coutume du pain bénit et de la prise du tabac offerts aux fidèles, durant la grand-messe, est du domaine des souvenirs.


PECHE, BAIGNADES ET NUDISME

    En 1828, le sous-préfet de Paimboeuf, visitant la commune, fit une promenade au bord de la mer. Il fut horrifié de voir que les habitants allaient à la pêche ou se baignaient sans complexe, dans le plus simple appareil.

    Il fit de sévères représentations au maire et il en résulta l'arrêté municipal qui suit :
 

Le maire de la commune de St-Brévin,
Vu la loi sur le maintien de l'ordre public,
Considérant que l'usage suivi par un certain nombre d'habitants d'aller pêcher sur le bord de la côte, sans vêtements et entièrement nuds (sic) est aussi contraire à la décence qu'à l'ordre public.
Vu la lettre du sous-Préfet qui nous invite à tenir sévèrement la main à la répression de cet abus,

ARRÊTÉ

Article Premier - Il est enjoint à tous ceux qui vont pêcher ou se baigner sur le bord de la côte, d'être vêtus d'un caleçon ou d'un pantalon.

Article 2 - Tous ceux qui contreviendront au présent règlement seront traduits devant le tribunal de simple police pour être condamnés aux peines que de droit.

Fait en mairie de St-Brévin, le 18 Mai 1828.
J. Foucher - Maire

A notre connaissance, l'arrêté n'a pas été abrogé.


LES VUES PRÉMONITOIRES DE CHEVAS

    Chevas, dans l'intéressant manuscrit qu'il a laissé, après avoir déploré les difficultés d'accès à St Brévin et préconisé la création d'un service maritime entre St-Nazaire et l'abri de Baudon, ajoute :
"St-Brévin semble destiné à un autre avenir qu'animerait plus promptement encore la facilité des communications.
La plus belle plage de l'arrondissement est à St-Brévin. Elle a une pente douce et son sable très fin n'est point mélangé de pierres et de coquillages. Que quelques cabanons y soient édifiés, qu'une belle route la rapproche de Paimboeuf et bientôt on verra cette plage fréquentée par de nombreux baigneurs.
La mode, autant que les médecins, conseillent les bains de mer, pourquoi s'en plaindre, l'argent passe par ce moyen de la caisse du riche dans l'escarcelle du pauvre. Pornic, La Plaine (1) et Le Croisic sont déjà bien connus et, comme ce qui est recherché par les baigneurs, c'est la distraction, St Brévin serait un lieu non moins propre à leur en donner que ceux qui ont aujourd'hui la vogue...
Ainsi, nous résumant, nous souhaitons pour cette commune la mise en valeur de ses dunes par des plantations, la réparation des routes de Paimboeuf, St-Père et St-Michel, la mise en état du Baudon toutes choses qui, combinées avec la création probable d'un bassin à St-Nazaire, doivent puissamment contribuer à amener l'aisance dans un pays jusqu'ici beaucoup trop ignoré."
    Ces lignes furent écrites en 1841.

    Les souhaits de Chevas allaient se réaliser après la plantation des pins.

    Au terme d'un long procès fait à l'état, la commune et les Brévinois sont reconnus propriétaires des 664 hectares de dunes bordant la mer (2).

    Le plan de partage des sables, daté du 19 mai 1859, est établi par le géomètre Alphonse Padioleau. Il comporte le tracé des chemins qui deviendront les grandes avenues de St-Brévin. Monsieur Padioleau fut le premier urbaniste de la cité.

    Le partage est fait entre la commune et les habitants : "descendant des vassaux des anciens seigneurs de la paroisse" qui reçoivent des lots "proportionnés à l'étendue de leurs héritages".

    En fait, les Brévinois recevront le prix de leurs lots car ces terrains seront vendus, le 26 août 1859, à la barre du tribunal de Paimboeuf. Les acquéreurs, notables de Nantes et de Paimboeuf pour la plupart, vont réaliser, sui ces étendues incultes, des plantations de pins maritimes.

    Les plantations débuteront vers 1860. Il fallut une vingtaine d'années aux semis pour devenir les beaux arbres qui changèrent totalement l'aspect du pays.

LES PREMIERS BAIGNEURS

    C'est durant ces deux décennies que l'on voit apparaître les premiers baigneurs à St Brévin, "les Étrangers" comme on les appelait, sans attacher de sens péjoratif à ce terme.

    Il faut dire qu'avec les ressources procurées par la vente des sables, la municipalité avait aménagé la voirie.

    D'autre part, des Brévinois avisés avaient aménagé leurs habitations pour les louer durant la saison estivale. Certains firent même édifier des bâtiments pour cet usage. C'est ainsi que Monsieur Masselin avait fait construire, dès 1862, "une série de chambres en pierre et en briques dont la simplicité allait de pair avec les maisons du bourg qui, dans ce temps-là, ne dépassaient pas la hauteur d'un rez-de-chaussée." (3)

    Vers 1900, l'archiviste départemental écrit : "L'aspect du bourg a bien changé depuis 40 ans, le nombre des maisons a décuplé, les constructions sont grandes, bien percées ( ... ) des lits peuvent être offerts aux étrangers durant l'été ; des magasins vendent les marchandises des villes ; des cafés et deux hôtels convenables offrent leurs services aux voyageurs. Toutes ces améliorations sont dues à la vogue des bains de mer ( ... ). Les habitants de St-Brévin doivent bénir cette nouvelle mode qui leur apporte le bien-être dont ils jouissent aujourd'hui grâce à leurs Étrangers." (4).

(1) : Il s'agit de Préfailles (dépendant alors de La Plaine) dont la source ferrugineuse réputée, attirait de nombreux curistes.
* Sources:
 Archives municipales
 Archives paroissiales
 Archives départementales
 Archives familiales
 Manuscrit Chevas St-Brévin Bibliothèque de Nantes
 Manuscrit Chevas Arrondissement de Paimboeuf. Bibliothèque de Nantes.
(2): Voir l'article "Histoire de la Forêt Brévinoise" A. Duru. Bulletin Municipal de St Brévin de 1984.
(3) Cet immeuble existe toujours au 135 Av. du Maréchal Joffre
(4) Léon Maître "Pornic et la Côte de Retz".


Naissance de Saint Brévin l'Océan

    En 1880, les étendues sablonneuses autrefois désertiques- du quartier sud-ouest de la commune sont recouvertes d'une magnifique parure sylvestre. Quelques belles demeures ont déjà été édifiées (le pavillon Gouin, le petit château du Pointeau, Neuvillette, les Rochelets) par la dizaine de propriétaires qui se partagent le domaine qui va devenir Saint-Brévin l'Océan.

    Des financiers parisiens et nantais attirés par la beauté du site -et la perspective de fructueuses affaires- achètent, en 1881, plusieurs centaines d'hectares. La société des terrains et bains de mer de Saint-Brévin l'Océan est créée qui viabilise, morcelle, lotit.

    Le pavillon de chasse de Monsieur Gouin devient l'Hôtel du Chalet ; l'Hôtel du Casino et de la Plage est construit, d'autres hôtels et de nombreuses villas sont édifiés.

    De 1880 à 1900, c'est vraiment le décollage économique, l'industrie du bâtiment est prospère, des commerces s'installent, le nombre des baigneurs s'accroît chaque année. Cette prospérité ne se démentira pas jusqu'au début de la Grande Guerre.

    Mais tout n'est pas parfait. Les intérêts particuliers se heurtent parfois à l'intérêt général. Des conflits surgissent entre les gros propriétaires et la municipalité, d'autant plus qu'il existe un certain antagonisme entre "l'Océan" la station élégante, et "les Pins", la station populaire. Tout cela est, heureusement, bien oublié aujourd'hui.


 

QUELQUES DATES

    ANNÉE 1860 ET 1861 :

- A Mindin, démolition du fort à redans, datant de 1754 et construction du fort actuel.


    15 janvier 1865

- On demande la prolongation du chemin 77 (de Paimboeuf à St-Brévin) qui s'arrête à l'entrée du bourg. "Cette prolongation aurait l'immense avantage de traverser le bourg, de passer devant l'église et de permettre aux charrettes l'accès à la mer qui est barré par 300 mètres de dunes et de sables mouvants". On fait remarquer qu'il n'existe, du fort de Mindin à la Pointe St-Gildas, que deux chemins macadamisés conduisant à la mer : celui du Cormier et celui de St-Michel.


    9 MARS 1890

- Avis favorable à un projet de Monsieur Bedel, architecte, qui propose d'établir un chemin de fer-tramway, à voie et matériel Decauville, à placer sur les routes et chemins existant, en vue de relier Pornic à St-Brévin (bac à vapeur) et ultérieurement à Paimboeuf.


    29 JUILLET 1894

- Le conseil constate que :"La mer au lieu de gagner du terrain comme elle l'a fait de 1860 à 1890 en laisse plutôt depuis cette époque" et qu'il convient de rapporter l'interdiction d'enlever du sable.


    15 Août 1896

- On demande, qu'en saison, les débits de boissons restent ouvert jusqu'à 23 heures "pour que les étrangers puissent se distraire".
    15 NOVEMBRE 1896
- On parle à nouveau d'un projet de chemin de fer entre Paimboeuf et Pornic, mais cette fois à voie métrique. La municipalité émet un voeu très favorable, vu l'affluence croissante des baigneurs et visiteurs (cette voie ferrée sera construite de 1903 à 1906).

    ET LE 3 Août 1899, "Le Conseil Municipal:

- considérant que les terrains bordant le littoral de cette commune sont peuplés de très beaux pins maritimes ( ... ) sur une superficie de six à sept cent hectares,
- considérant qu'il est de son devoir de faire connaître et valoir cet avantage (...)
- considérant que personne ne peut contester à la commune le droit d'ajouter à son nom une étiquette ( ... ) qui fera connaître sa valeur au point de vue balnéaire.

Demande, à l'unanimité, à l'Administration supérieure ( ... ), la modification du nom de la commune qui s'appellerait désormais SAINT BRÉVIN-LES-PINS, comme étant plus conforme à son avenir et à ses intérêts".

Et c'est ainsi que Saint-Brévin "village perdu parmi les dunes, dans une solitude infinie et le plus désolé pays qui soit" (1) transformé par le miracle de beaux arbres, est devenu SAINT-BRÉVIN-LES-PINS, l'importante station balnéaire que nous connaissons.
 

  

André Duru

Bulletin Municipal de St-Brévin

(1) R. Young 1789

 
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