Page
                    d'entrée
Musée
Pays de Retz
Plan du site
courrier-renseignements
                    pratiques
Canal de La Martinière
    Une partie des textes des pages sur le canal provient d'une plaquette éditée par l'ACCAM (Association Culturelle du Canal Maritime de la Basse-Loire) avec son aimable autorisation. Merci à cette association et bravo pour la mise en valeur de ce patrimoine industriel.

  Déjà, en 1787 le curé Galipaud (qui fit construire les escaliers dans Pornic) avait pensé à un canal pour éviter les risques de blocus.

  Au milieu du siècle dernier, l'ensablement de la Loire menaçait le port de Nantes.
  En 1882, on décida donc de creuser  un canal latéral, sous la rive sud de la Loire.
  Terminé en 1892, cet ouvrage fut un succès. Il permit de sauver Nantes de la ruine.
  Ce programme d'aménagement fut déclaré d'utilité publique en 1879 et exécuté de 1882 à 1892.
  Les études du Canal furent l'oeuvre de l'ingénieur en chef Joly et, mis à part l'approfondissement des écluses décidé en 1889, son travail ne subit pas de modification majeure avant l'achèvement du chantier, si bien que la lecture du devis initial rend compte exactement de ce qui fut effectivement réalisé.

Un chantier long et difficile

  Adjugés en 1882 à l'entreprise Couvreux et en 1884 à l'entreprise Bord, les travaux furent achevés par l'administration elle-même, en régie. Ils coûtèrent exactement 26.757.571,24 F de l'époque. Mais ils coûtèrent aussi en sueur, en sang et même en vies humaines.
  C'est que les conditions de travail étaient en ces lieux très éprouvantes. L'absence d'eau potable, la malaria en été, la pluie et la boue en hiver y étaient le lot commun.
  Les tempêtes en Loire inondèrent par deux fois la totalité des chantiers et y provoquèrent de très importants dégâts. La difficulté des communications retarda continuellement le travail des ingénieurs. Le séjour de plus de mille ouvriers, pendant dix années, dans des villages non préparés à cet afflux de population, posa de très graves problèmes d'hygiène et de relation inter-communautaires.
  Les accidents du travail (parfois mortels), les maladies, les rixes, les grèves, les beuveries, les coups et les injures, furent ici des événements banals.

Un ouvrage long de quinze kilomètres

  Le Canal, dit "Canal latéral à la Loire" mesure exactement 15064m. Il est établi entre le village de La Martinière (commune du Pellerin) et l'extrémité sud du bras du Carnet (commune de SaintViaud) et il est fermé en chacun de ces points par une écluse à sas de 18m d'ouverture libre et de 169m de longueur totale. Les dimensions intérieures du sas sont de 100m par 40m. Elles permettent d'écluser des navires de 123m.
Le mouillage normal est de 6 mètres. Il peut atteindre exceptionnellement 7,50m. La largeur du Canal est de 22,50m au plafond (c'est-à-dire à sa base) et de 55m au niveau du plan d'eau.
 

  Toutefois, son rôle économique fut de courte durée. Dès 1902, on commença à le juger obsolète, par rapport à l'évolution de la taille des navires. On décida donc de remettre en état de navigation le chenal naturel de la Loire. Il faut dire que, pendant ce temps, les techniques de dragage avaient progressé.
  Suite à cela, en 1910, le canal de la Martinière se retrouve quasiment abandonné.
  On lui trouvera alors la fonction de cimetière de bateaux, suite au déclin de la marine à voile. Cette époque a fait le bonheur des habitants du Pays de Retz; bon nombre de charpentes ont été réalisées avec le bois d'anciens voiliers.
  Aujourd'hui, il ne reste plus de bateaux dans le canal. Seules quelques barges, utilisées pour le transport de céréales, restent abandonnées.
  Construites au début du XXème siècle, elles ont la particularité d'être en… béton !

  Il faudra attendre 1958 pour que le canal trouve une nouvelle fonction. Racheté par l'Union des Syndicats des Marais du Sud Loire, il devient un outil de gestion hydraulique.  Par le biais de l'Acheneau et du Tenu, l'eau prise en Loire est  redistribuée dans le Falleron, à proximité de Machecoul. En été, il permet ainsi d'irriguer les activités maraîchères et de maintenir le niveau d'eau dans le Marais Breton.
  Le Canal reçoit sur sa rive gauche, outre le Canal de Buzay (qui forme le prolongement de l'Acheneau, émissaire du lac de Grandlieu), l'étier du Pavillon servant à la fois à l'exondation et à l'irrigation des prés-marais de Buzay, l'étier de Vue qui occupe l'ancien lit de l'Acheneau et enfin l'étier du Migron. Cet ensemble draine environ 8.000 hectares de marais qui, du fait de leur valeur herbagère, sont à cette époque une des principales richesses de la rive sud du fleuve.
  Le régime de la vallée de l'Acheneau est rendu indépendant de celui du canal maritime au moyen d'un barrage de 5 vannes situé à Buzay, par lequel on écoule dans le Canal les eaux en surabondance de la vallée. Un second barrage de 7 vannes, établi sur le Canal aux Champs Neufs, permet d'évacuer en Loire les eaux provenant de l'Acheneau. A chacun de ces barrages est accolée une écluse de petite navigation.

Visite du canal et des machineries: 

Un livre abondamment illustré pour en savoir plus:
    Le Canal de La Martinière
    Loïc Abed
    Editions C.M.D. (1999)
Liste des communes Carte du Pays de Retz

 
Liens
Visite du Musée
Facebook
Association
Patois - Traditions - Documents
Expositions-Animations
Visite du Pays de Retz
Facebook