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Pays de Retz
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Le menuisier
 
    C’était un fameux ouvrier; il était Compagnon du Tour de France, et en portait toujours l’habit.
    Il achetait son bois sur pied, abattait lui-même l’arbre, et le transportait chez lui grâce au diable. Il l’équarissait à la hache ou à l’herminette, et le montait sur deux grands tréteaux hauts de près de 2 mètres. Là, deux scieurs de long, l’un à terre, l’autre perché sur le tronc tiraient alternativement sur une grande scie dans un cadre de bois, le débitaient en planches selon un tracé fait à l’aide d’une corde enduite de blanc d’Espagne, puis le bois était mis à sécher plusieurs mois, le tronc reconstitué mais les planches séparées par des lattes de bois de même hauteur pour éviter les déformations.

    Il fabriquait les charpentes, les portes, les fenêtres, parfois les charrettes et les brouettes, et aussi les cercueils.

    Maintenues sur l’établi par la presse, ou le valet, les planches étaient débitées avec la scie à refendre suivant un tracé fait au trusquin. Il enlevait de l’épaisseur au riflard ou à la varlope (parfois maniée à deux), et achevait au rabot. Le fini était donné au morceau de vitre cassée ou au papier de verre.
    Pour les assemblages de planches on «rainait» (rainurait) au bouvet mâle et femelle. Les moulures étaient réalisées avec des rabots de forme ou «mouchettes». On perçait les trous au vilebrequin ou à la tarière; les mortaises étaient faites à la scie et au ciseau à bois de forme et de largeur variées.
    Pour l’emboîtage, on passait le fer à chaud sur les deux parties avant de les encoller avec une colle chauffée au bain-marie. Elles étaient maintenues en place à l’aide de serre-joints; certains assemblages étaient maintenus grâce à des chevilles en bois.

    Ses seules vacances étaient le dimanche lorsqu’il allait dans les champs reconnaître les arbres qu’il achèterait en tenant compte de la saison, de son orientation de tombée et de mille autres détails.

    Il était aussi souvent charron et réalisait de toutes pièces charrues, brouettes, tombereaux et charrettes. Des gabarits aux formes variées lui servaient à tracer sur des planches d’épaisseur adéquate les différents éléments de la future réalisation. Il en découpait ensuite les contours à la scie.
    Avec le début de la mécanisation (et l’apparition des moteurs électriques vers 1930) il fit les moyeux des roues au tour et une mortaiseuse bien primitive lui permit la réalisation d’emboîtements à moindre sueur.
 
 

Au Québec aussi on apprécie aussi les anciens outils.
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