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Pays de Retz
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Le forgeron
 
   Dans son atelier obscur aux murs maculés de suie, le forgeron ceint d’un épais tablier de cuir, manches retroussées, de sa main droite tire sur la chaîne de son soufflet qui geint et fait s’exhaler du foyer une légère fumée grise parsemée d’étincelles.
    Le fer qu’il tient de sa main gauche, au bout d’une longue pince rougeoie. De dessous les charbons il le sort cramoisi, éblouissant de lumière. Il le dépose sur l’enclume.
    De sa main droite il empoigne un lourd marteau qui commence sa danse carillonnante de l’enclume au fer dans une éclaboussure d’étoiles filantes: haut il se lève, violemment il retombe, accompagné dans sa chute d’un ahannement sourd.
    Le fer se tord, prend forme, ternit, bleuit. Alors on le recache sous les charbons qui refleurissent en rouge sous le vent du soufflet. Le forgeron le repose à nouveau sur l’enclume et, de son marteau, lui donne de petites tapes amicales. Il le laisse bleuir, lui jetant un regard complice. Son œil s’éclaire.
    Alors, d’un geste vif, il le plonge dans un baquet tout proche. Un nuage de vapeur enveloppe le magicien. L’eau bouillonne, chuinte fort, puis doucement tout se tait. Le forgeron a disparu; il est dans un autre coin de l’atelier vaquant à d’autres ouvrages pendant que le fer refroidit.
    La trempe de l’acier était un art qui faisait la réputation d’un forgeron. Art d’où dépendait la solidité et la qualité du tranchant de la hache, du soc de la charrue, de la houe (pielle ou tranche) en un mot de la plupart des instruments aratoires.

    Là ne se limitait pas son rôle: il était aussi serrurier, fabriquant loquets, gonds et ferrures de portes... Il était aussi maréchal-ferrant: c’est là aussi tout un art de savoir adapter un fer au pied d’un cheval.
    Le forgeron n’était pas charron mais le charron connaissait bien la forge.
    Il existait aussi des fers pour les ânes: cheval du pauvre au début du siècle. On ferrait aussi boeufs et vaches car ces animaux étaient aussi utilisés pour tirer la charrue ou le tombereau.
    Pour cette opération l’animal est mis dans un «travail»: sorte de cage formée de 4 poteaux. Sa tête est fixée par un joug et l’animal est soulevé de terre par une large et forte lanière qui s’enroule sur de gros cylindres de bois.

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