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Pays de Retz
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Le canot de la baie




    Les chattes
 
    Les chattes de la Bernerie étaient de grandes barques pontées naviguant à la voile. Elles avaient trois mâts, mais deux étaient seulement utilisés en même temps, la voile du troisième, côté gouvernail, était ferlée.
    Sans virer, ces navires pouvaient changer le sens de leur marche: le gouvernail se changeant à volonté d’extrémité: la poupe devenait la proue et vice-versa.
    Ils étaient montés par trois hommes: un patron, un matelot et un mousse. Les chattes furent d’abord construites au Collet et au Porteau puis à Paimbœuf. Ces bateaux jaugeaient 12 tonneaux et calaient 3 pieds; ils pouvaient atteindre huit nœuds.
    La dernière chatte disparut en 1868.

    La pêche

La pêche a été de tous temps une activité marquante du Pays de Retz: dans le lac de Grand-Lieu, dans les marais, et à mer basse sur les estrans sableux ou rocheux de la côte.

   On capture l’anguille dans la vase des ruisseaux avec la fouine

   Avec la treille on barre un fossé dont on fait «écrouir» l’eau.

    Le trouillot se leste d’une pierre et s’appâte («se boête») à la viande crue pour pêcher le crabe (ou «chancre»).
    De janvier à avril, aux embouchures des ruisseaux on pêche la civelle (ou «piballe» alevin d’anguille) avec un «pibalou», la pêche est versée dans un seau à travers un tamis de serpillière.
    Sur la côte, les pêches sont très variées: congres, crabes, homards sont délogés de leurs trous dans les rochers avec là «fouine» à deux dents ou au crochet.
        Le «boucaud» (crevette grise) se capture sur les fonds sableux à mer descendante à la chevretière, la «chevrette» (crevette rose) dans les crevasses rocheuses avec un «haveneau».
    En bêchant le sol découvert à mer basse on peut récolter de nombreux coquillages comestibles: palourdes, rigadeaux, quatre-moines (mye)...
    Sous les goémons un fort couteau permet de décoller les berniques; un simple récipient permet la collecte de nombreuses espèces de bigorneaux: les «rinettes» ou littorines, les «bigourds» (pourpres), les «crachous» (buccins), de même la moule est abondante sur certains rochers; on la cultive sur les bouchots (gros piquets plantés sur les zones peu profondes de l’estuaire).
    L’huître est aussi cultivée en Baie de Bourgneuf.
    Pour la capture de poissons le carrelet est utilisé sur les pêcheries, sortes d’appontements juchés sur les rochers ou des estacades en avant des plages. Un petit carrelet portatif (dit «bois debout»), à «enlarmes» (perches) de 5 pieds permet de pratiquer la pêche sur l’estran à mer montante.
    Autrefois des «écluses» (grands barrages de pierres appareillées à froid) actuellement presque toutes démantelées permettaient la capture du poisson (mulets, bars...)
    Les pêcheurs de Bourgneuf utilisaient «l’aveneau», filet triangulaire armé de perches tendu sur les bords du canot (prononcer «canote»).
    En Loire on pêchait l’alose au carrelet renversé.
    Dans le lac de Grand-Lieu on va en bateau relever les bosselles où sont retenus brèmes, brochets, anguilles...
Le poisson est mis à vivre dans un «bottereau» (vivier en bois).
    Sur la vase de la Baie, on se déplaçait à l'aide de larges patins et on utilisait le "pousse-pied" pour transporter le matériel et la pêche.

    Sur la côte, on pêchait aussi le poisson avec une nasse en filet, le «verveux»


Les coquillages

   Le zoologiste ou le collectionneur ne trouveront pas dans nos eaux tempérées de coquillages aux teintes rutilantes ni de grandes dimensions.
    Mais grâce à quatre milieux aquatiques différents: mer, fleuve, lac, marais, le nombre d’espèces est très élevé en Pays de Retz.
    A côté de celles purement fluviales ou lacustres, on trouve des espèces adaptées aux variations de salinité de l’embouchure de la Loire, la variété de types d’estrans: sableux, rocheux ou vaseux est un autre élément favorisant la diversité des espèces.
    Les prospections les plus fructueuses pourront s’effectuer dans trois zones principales: St-Brévin (vases de la Loire et sable), la Pointe St-Gildas (rochers), la Bernerie-Les-Moutiers (sable, rochers, vase de marais).
    Pour le pêcheur la richesse de nos estrans lui garantit une récolte toujours fructueuse; il a le choix entre de nombreuses espèces:
- La littorine, ou bigorneau ou ici la «rinette» se pêche sur les rochers parmi la pierraille dans les petites mares, tout au long de l’année: de St-Michel à la Bernerie.
- Le «bigourd» ou pourpre fréquente les mêmes zones, et surtout la Pointe St-Gildas. Sur le plan gustatif il est de consistance assez ferme.
- Le «crachou» ou buccin est l’hôte de la Bernerie.
Les autres bigorneaux: littorine obtuse ou «cul rond», gibbules ou «comtesses» peuvent être consommés mais sont quelque peu amers.
- Les «berniques» ou patelles se trouvent cachées sous les goémons, collées aux rochers de la Pointe St-Gildas à la Bernerie. Pour les bivalves:
- La moule se pêche sur les rochers de St-Michel à Port-Giraud en la Plaine. Les moules sont pleines de juillet à décembre inclus.
- L’huître vit aussi de façon spontanée sur les rochers, de la Tara aux Moutiers.
- Ces deux coquillages font l’objet de culture, le premier à StBrévin (bouchots), le second au fond de la Baie de Bourgneuf. Outre ces zones, existent des parcs d’affinage en mer (Port Giraud, la Prée en la Plaine), et des bassins à terre (la Bernerie et la Tara en la Plaine).
- Le «rigadeau» ou cardium se récolte sur les estrans sableux (le Cormier, St-Brévin). On l’extrait du sable avec un râteau ou une pelle, en été particulièrement.
- La mye ou «quatre-moine» ou «pisse-en-l’air» ou «petango» vit dans les mêmes zones. Elle s’enterre souvent assez profondément; il faut une pelle pour la dénicher.
- «Le couteau» ou solen est assez abondant sur les plages de St Brévin. Lui aussi se déterre à la pelle.
- La palourde est présente dans toutes les zones rocailleuses, elle se pêche tout au long de l’année avec une petite bêche recourbée.    Ces trois derniers coquillages peuvent se repérer à la «niche» grâce aux petits trous laissés par leurs siphons: un assez gros pour les deux premiers, deux petits pour la palourde.
    On peut encore récolter des pétoncles à la Bernerie, et des lavignons au goût poivré dans la vase à Mindin ou aux Moutiers.


Rappel de la classification des Mollusques:
 

- Amphineures Chiton
- Scaphopodes Dentale
- Gastéropodes
(patelles, littorines, troques...)
patelle (ou bernique)
- Bivalves
(moules, huîtres, peignes, bucardes...)
huître
- Céphalopodes
(seiches, pieuvres...)
seiche
    La récolte des coquillages est une pratique très ancienne sur nos côtes puisqu’on la retrouve au mésolithique (6500 avant notre ère) à la Pointe St-Gildas, à l’âge du bronze à l’Epinette en Préfailles, à l’époque gauloise à la Tara.
    Les Romains pourraient avoir introduit la culture de l’huître en Baie de Bourgneuf. Au XVème siècle cet élevage devait être important si l’on considère les énormes amas de coquilles que l’on peut voir à la sortie de Bourgneuf le long de l’étier de la Taillée.
    L’huître creuse (Gryphéa angulata) n’a été introduite chez nous qu’à la fin du XlXème siècle.
    Cependant la fouille d’un amas de coquillages daté du Xllème siècle montre à St-Brévin la présence de cette huître portugaise; ce même amas de coquilles fait apparaître une quantité considérable de coques de moules qui étaient à cette époque probablement conservées dans la saumure.

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