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Pays de Retz
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Archéologie

    Le passé ancien du Pays de Retz

    Il y a 2,5 millions d’années apparaît notre premier ancêtre, il invente le premier outil: le galet aménagé qu’il a rendu tranchant en l’ébréchant: d’abord sur une face, puis sur deux faces. Ce type d’homme n’est pas connu en Europe, mais l’usage de son invention dura presque jusqu’à nos jours.

    Vers 1 million d’années un nouvel homme, homo érectus, découvre le biface, sorte de hache grossière taillée sur deux faces. Seuls quelques rares exemplaires sont connus en Pays de Retz.

    Vers 100 000 ans il est remplacé par l’homme de Néanderthal qui découvre l’emmanchement de petits bifaces utilisés comme pointes de lances. Il emploie un outillage de pierre un peu plus diversifié.

    Il y a 40 000 ans se manifesta notre ancêtre direct: l’Homo Sapiens: ses instruments de pierre sont variés, il travaille l’os, dessine sur les parois des grottes qu’il habite souvent car le climat est devenu glaciaire, mais il fréquente peu notre région qui n’offre guère d’abris souterrains.

    La période mésolithique commence vers moins 8 000 ans, elle amène chez nous, avec un réchauffement de la température, des populations qui utilisent des outils de silex de petite taille, aux formes géométriques (triangles, segments de cercle, trapèzes): ils servent de barbelures de flèches ou de harpons. En Pays de Retz se développe une civilisation particulière que l’on reconnaît à l’usage d’armatures de flèches particulières: l’armature du Châtelet (petit triangle équilatéral) et l’armature à éperon (fléchette à une seule barbelure, c’est le Retzien).

    L’époque néolithique débute vers moins 4 000 ans; l’homme utilise toujours un outillage de pierre taillée, mais de chasseur-pêcheur nomade, il est devenu sédentaire et cultive la terre:
- il se sert de faucille pour couper les céréales (il nous en reste des lamelles de silex lustrées par frottement sur les tiges)
- il moud le grain avec une pierre (arrondie par le frottement) dans une cuvette de pierre
- il pratique l’élevage, il a domestiqué le chien, le boeuf, le mouton. On en retrouve d’ailleurs parfois les os conservés dans les fossés défensifs qui entourent son village (Machecoul).
    A cette époque naît la hache polie qui selon le sens de son emmanchement (dans une gaine en bois de cerfs) servait tantôt de hache tantôt de houe). La pierre qui la compose est souvent importée (40 % des haches trouvées dans notre région ont pour origine le Finistère) ce qui indique l’existence de marchands ambulants dès cette époque reculée.
    On voit aussi apparaître la poterie: les vases sont d’abord à fond rond puis à fond plat; les styles de décor, les moyens de préhension (boutons, anses...) permettent des subdivisions chronologiques. La terre cuite sert aussi à fabriquer des fusaïoles ou poids de fuseau pour filer la laine (ce qui implique l’élevage du mouton et la fabrication de vêtements tissés).
    L’époque néolithique voit aussi se dresser les dolmens et les menhirs dont prés d’une centaine ont été dénombrés en Pays de Retz. Les dolmens sont des tombes collectives où étaient inhumés les défunts du village. La signification des menhirs est beaucoup plus énigmatique, mais notre musée présente un petit menhir très particulier à usage de stèle funéraire: à son pied furent trouvés les restes incinérés d’un homme, près d’une zone de terre brûlée (lieu d’incinération), tout près furent récoltés des objets de son mobilier: poteries, fusaïoles, cuillers, graines de blé et de petits pois et outils de silex...

    L’âge du bronze: la fusion des premiers métaux commence vers moins 1 800 ans, les outils de pierre sont encore en usage, le décor de la poterie change (empreintes de doigts) il apparaît quelques formes nouvelles. En métal on fabrique surtout des haches, des épées, des pointes de lance.
    Vers la fin de cette période (moins 800) on commence à extraire le sel de la mer: il est séché dans des godets en terre rouge dans des fours particuliers: fosses hémisphériques recouvertes d’un toit de pierres plates soutenues par des piliers (dont la base se termine en trompette).

    L’époque gauloise commence vers moins 600: les Celtes nous apportent la connaissance du fer, les outils de pierre semblent abandonnés, la poterie montre des formes et des décors nouveaux. On utilise la tournette (tour lent) pour mieux réaliser l’ouverture des vases, le tour véritable n’apparaît qu’à la fin de cette période, en même temps que la première meule rotative.
    L’industrie du sel est en plein essor: aux vases ronds succèdent des vases en forme d’auge: les augets. La forme des fours a changé par deux fois; à la période finale les augets sont réalisés par pliage d’une très mince feuille d’argile, ils servent d’emballage pour transporter au loin cette précieuse denrée qu’est le sel. C’est le premier emballage perdu!
    Le commerce se fait aussi avec les Romains qui nous envoient du vin dans leurs amphores Bientôt ils vont nous coloniser et nous apporter d’autres usages.

    L’époque gallo-romaine (—57 à + 453) va apporter un grand nombre d’innovations. Jusqu’alors les habitations n’étaient que de simples cabanes en torchis ou en roseaux; avec les Romains on construit en pierre (1) et les «villae» sont couvertes de larges tuiles en terre cuite. On voit naître les premières villes telle Ratiatum (ou Rezé) avec ses 70 hectares de surface construite, et les premiers bourgs tels Arthon ou St-Père en Retz.
    La poterie est presque toujours tournée et on importe des céramiques de luxe à décor en relief (la sigillée de teinte rouge au fin vernis), formes, décors, marques des potiers inscrites au fond des vases permettent souvent d’en déterminer l’origine. On connaît le verre dont on fait des flacons.
    La circulation de pièces de monnaie tout juste commencée à la fin de l’indépendance gauloise devient abondante et on peut y reconnaître les effigies des empereurs qui se sont succédé pendant toute cette période.
    L’écriture fait son apparition: quelques lettres gravées sur des vases à St-Père-en-Retz, et plus exceptionnelles encore les tablettes d’écriture (découvertes à Rezé) simples planchettes de bois dont le centre a été évidé. On remplit le creux de cire, on la lisse, et avec un style acéré on peut y graver son message.
    Les fouilles sur les sites gallo-romains font découvrir bien d’autres objets: des bijoux: bagues simples ou à chatons gravés, statuettes représentant l’image des dieux, des fibules (broches) même des jouets (dés...), des éléments de vêtement (boutons...) et même des chaussures.
    Le rite funéraire d’alors est souvent l’incinération, et l’on retrouve parfois les cendres d’un défunt enfermées dans un vase en terre cuite.

(1) On construit aussi des puits (St-Père, Rezé) et des aqueducs (Arthon, Touvois).

    Toute cette civilisation va brutalement disparaître avec les Invasions, et la période mérovingienne qui suit n’est connue que par des cimetières (Cheméré, La Plaine Sur Mer, Machecoul, St-Père en Retz) qui ont livré aux fouilleurs les squelettes des populations d’alors. Dans ces tombes parfois en sarcophages ont pu être récoltés quelques bijoux: bagues, fibules, boucles de ceinture et un vase qui ne représentent qu’une bien faible documentation.
 


 
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