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Les coutumes

LA TRAGÉDIE

    Survivance des MYSTÈRES du moyen-âge, c'était une représentation dramatique de la naissance de Jésus, de la fuite en Egypte ou de l'adoration des Mages. Ces représentations avaient lieu à la Sennetière. On venait de PORNIC, du CLION, d'ARTHON, de BOURGNEUF pour y assister. Mais il y eut des malheurs: les Anges, après avoir joué, s'amusaient trop avec les Rois Mages et les Bergers! Une belle année, vers 1840, le curé refusa son autorisation.
(L. Gautier : «Histoire de La Bernerie». 1912).
Aujourd'hui Ste-Pazanne continue la tradition avec «Le Christ-Roi».
 
L'OFFRANDE A LA POUPÉE
    C'était, lors des mariages, une quenouille donnée à la jeune épousée qui devait la rendre finement filée.
(L. Gautier).
    A la fin de la messe, le marguillier offrait une quenouille, généralement à une dame d'apparence aisée. Celle-ci devait la remettre à la fin de l'office et donner une somme représentant la valeur du filage, ou davantage. Cette coutume a pu durer jusque vers 1950.
(recueilli par M. T.).
    Au cours de la messe, jusque vers 1950, on distribuait le pain béni. Celui qui avait le «grignon» devait offrir le pain le dimanche suivant. Pour les fêtes plus solennelles, on s'arrangeait afin qu'il échût à une personne aisée qui, ce jour-là, offrait du gâteau plutôt que du pain.
(recueilli par M. T.).
    Une nouvelle accouchée devait se faire purifier après ses couches avant de pouvoir pénétrer de nouveau dans l'église. Cette cérémonie se passait dans le bas de l'église et était appelée «relevailles».
(recueilli par M. T.).
LE GUI L'AN NEUF:
    C'était une quête faite par les marguilliers de la paroisse au profit de l'église. Les marguilliers étaient armés de grandes cannes surmontées d'un bouquet et de rubans aux couleurs voyantes. Ils allaient de porte en porte en chantant de longues chansons. Il y avait un couplet pour chacun: M. le Maire, le menuisier, le tisserand, les gens des champs et des marais...
(L. Gautier : «Histoire de La Bernerie». 1912).
    A l'approche du Nouvel An, la fabrique (1) faisait quêter les marguilliers. Armés de bâtons ornés de verdure (généralement houx ou laurier) et de rubans bleus et blancs, ils allaient de maison en maison solliciter des dons soit en argent, soit en nature. A un jour fixé et annoncé au prône de la messe, les dons en nature étaient vendus à la porte de l'église.

    Lorsque les marguilliers essuyaient un refus, ils chantaient en choeur :

Si vous ne voulez rien donner
Donnez-nous la chambrière
Nous la mènerons au pailler
Et lui ferons bonne chère
Nau, nau pour le Bon Dieu
(A. Bouyer «Histoire de Pornic». 1951).
(1) Fabrique: Conseil de paroissiens chargés de gérer les biens de l'église.

LES FEUX DE JOIE

    Des feux de joie avaient lieu dans le cimetière des MOUTIERS la veille de la St Jean Baptiste et la veille de la St Pierre et Paul. Le curé bénissait le bûcher et y mettait le feu. Les enfants restaient autour du foyer et jetaient dans les flammes de petites vésicules de goémon qui éclataient en pétarade. Le bûcher consumé, parents et anciens revenaient prendre quelques cendres et les emportaient chez eux pour se préserver de la foudre.
    Le curé y mit fin en 1836.
(L. Gautier: «Histoire de La Bernerie». 1912).
    Autrefois, on allumait des feux de joie sur les hauteurs, principalement à la St Jean et à la Noël. On faisait vromer une grande poêle de cuivre avec des joncs appuyés sur le bord du récipient. Il en résultait un bruit étrange se répercutant au loin.
    Danses et chants, principalement rondes, accompagnaient la fête. Le clergé, non sans difficultés, fit cesser cet usage.

    Un tison arraché au brasier et conservé sous le lit préservait de la foudre et de l'incendie.

    Le célibataire qui prenait une petite branche et la déposait au chevet de son lit trouvait roulés autour, le lendemain, les cheveux de celle qu'il devait épouser.

    Une jeune fille trouvait à coup sûr un mari dans l'année si elle dansait autour de 9 feux différents.

(A. Bouyer : «Histoire de Pornic». 1951).
LE MOIS DE MAI ÉTAIT L'OCCASION DE 2 USAGES:

La feuillée:

    Lorsqu'un jeune homme aimait une demoiselle, il confectionnait un bouquet entouré de papier blanc et orné de longs rubans de couleur appelés «livrées». La nuit, il déposait les fleurs à la porte ou à la fenêtre de la bien-aimée. La jeune fille, qui s'en doutait, se levait de grand matin afin que personne n'en sache rien. Si le bouquet restait là trop longtemps, on disait:     «Elle a dormi sous la feuillée».
    Quelquefois les bouquets étaient nombreux à la porte d'une jolie fille! Les jours de feuillées, il n'y avait pas toujours que des jolies fleurs : sous la fenêtre des infidèles, on pouvait voir des bouquets de fleurs et de choux ou de légumes.
(L. Gautier : «Histoire de La Bernerie». 1912).
Le Mai :
    Le premier jour du mois, jeunes filles et jeunes gens cueillaient les premières fleurs du printemps. Le soir à la veillée, ils en tressaient une énorme couronne. Puis le premier dimanche, cette couronne était suspendue d'une fenêtre à l'autre. Tout le monde passait dessous joyeusement. Le soir après les vêpres, toute la jeunesse se réunissait pour danser en chantant de vieilles chansons sous l'oeil plus ou moins vigilant des mères. Quant aux pères, on les trouvait dans les celliers.
(L. Gautier).
    Valets et servantes étaient gagés le lundi de Pentecôte à St-Père-en-Retz, à la Gagerie de St-Yves (19 mai) à Ste-Pazanne, le dernier dimanche d'août à Paimboeuf (1865). Jeunes gens et jeunes filles qui voulaient se gager portaient une fleur à la boutonnière. Lorsque le marché était conclu, la fleur était retirée. On dansait ensuite Badoise, Polka piquée en chantant la Belle Madeleine ou la Fille de la Meunière.
(F. Guillot : «Rouans et ses beaux horizons». 1969).


LE DENIER A DIEU

    En engageant le domestique, le maître lui donne «un denier à Dieu», de 10 à 20 F suivant les gages, dont l'effet est de lier les parties. Le denier à Dieu comporte faculté de dédit. Si la rupture vient du maître, il perd le denier donné. Si elle vient du domestique, il rend au double. A St-Père-en-Retz, le domestique ne rend que le denier qu'il a reçu s'il manifeste son dédit avant la dernière gagerie du canton.
(Recueil des usages locaux du département de Loire-Inférieure. 1924).
    Les curés de PORNIC étaient tenus de donner un pain et un pot de vin aux femmes qui venaient se purifier après leurs couches. En 1608, René Blézeau y opposa son refus et réclama en justice la restitution des paiements antérieurs. La redevance fut alors abolie.
(Carou : «Histoire de Pornic»).


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